Système de réglementation du Canada pour les aliments procurant des bienfaits pour la santé - Un aperçu pour l'industrie

Format de rechange

Agriculture et Agroalimentaire Canada s'engage à aider l'industrie à lancer des produits alimentaires innovateurs sur le marché. À l'heure actuelle, comme les consommateurs sont de plus en plus soucieux de leur santé, le secteur cherche à mettre au point des aliments dotés d'une plus grande valeur nutritive et de propriétés fonctionnelles. Cette fiche de renseignements se veut un point de départ pour les entreprises désireuses de promouvoir les bienfaits pour la santé de leurs produits. Elle leur permettra de mieux comprendre le système de réglementation des produits alimentaires du Canada et de s'y retrouver et attirera leur attention sur les ressources importantes.


La Loi sur les aliments et drogues

La Loi sur les aliments et drogues (LAD) comporte les principales dispositions législatives relatives à l'innocuité et à la qualité nutritionnelle des aliments vendus sur le territoire canadien. Elle régit l'étiquetage, la publicité et les allégations relatives aux aliments, les normes en matière d'alimentation et exigences quant aux ingrédients, l'enrichissement, les critères relatifs aux aliments à usage diététique spécial, les additifs alimentaires, les risques d'ordre chimique et microbiologique, les résidus de médicaments pour usage vétérinaire, le matériel d'emballage et les pesticides. La LAD a pour vocation de protéger le public contre la fraude et les risques sanitaires dans le cadre de la vente de produits alimentaires (y compris les boissons), de drogues, d'instruments médicaux et de cosmétiques.

Les ministères du gouvernement fédéral jouent des rôles complémentaires dans l'élaboration, l'application et l'interprétation des politiques et directives fondées sur la LAD et ses règlements d'application :

  • Santé Canada établit les exigences relatives à la santé et à la salubrité en vertu de la LAD, de ses règlements et de ses politiques et lignes directrices connexes.
  • L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) est responsable de l'application des exigences en matière de santé et de salubrité énoncées dans la LAD et de ses règlements afférents, ainsi que de l'établissement de politiques d'étiquetage des aliments lorsque ces politiques ne concernent pas la santé et la salubrité.
  • Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) fournit de l'information et de l'aide pour que l'industrie puisse comprendre les exigences de la réglementation en vue de lancer des aliments innovateurs sur le marché.

Principe de base de la Loi sur les aliments et drogues

La LAD repose sur le principe de base suivant : fournir au consommateur des renseignements avérés et fiables lui permettant de faire des choix alimentaires éclairés. Le paragraphe 5(1) de la LAD délimite les critères relatifs à l'information divulguée dans les publicités et figurant sur l'emballage des aliments :

«  Il est interdit d'étiqueter, d'emballer, de traiter, de préparer ou de vendre un aliment – ou d'en faire la publicité – de manière fausse, trompeuse ou mensongère ou susceptible de créer une fausse impression quant à sa nature, sa valeur, sa quantité, sa composition, ses avantages ou sa sûreté. »

Il appartient aux fabricants et importateurs de produits alimentaires de s'assurer que leurs produits sont bien positionnés sur le marché et sont conformes à la législation canadienne. Les allégations nutritionnelles et santé sont volontaires. Toutefois, si elles sont utilisées, elles doivent respecter la réglementation ou les lignes directrices applicables, y compris les conditions d'utilisation. Étant donné que la promotion d'un nombre grandissant de produits alimentaires repose sur leurs bienfaits pour la santé, l'industrie doit continuer de vérifier que toute la publicité et toutes les allégations mentionnées sur l'étiquette sont validées scientifiquement et fournissent une information utile aux consommateurs.

Modernisation de la réglementation

Le gouvernement fédéral s'affaire à rationaliser le mode d'application de la réglementation tout en continuant à protéger la santé et la sécurité des Canadiens. Ainsi, de récentes modifications à la LAD furent réalisées pour autoriser de nouveaux outils, soit les « autorisations de mise en marché » et « l'incorporation par renvoi », qui permettent d'appliquer les décisions fondées sur des principes scientifiques plus efficacement. Par exemple, ces outils pourraient servir à approuver une allégation santé nouvelle ou modifiée ou une nouvelle application dans le cas d'un additif alimentaire, et autoriser leur utilisation sur le marché lorsqu'elles sont validées scientifiquement. L'industrie se doit de connaître les nouvelles procédures et les nouveaux outils. Voir les Ressources y compris les listes de diffusion par courriel.

Classification des aliments et des produits de santé naturels

La LAD classe les produits consommés dans la catégorie des aliments ou dans celle des drogues, sous-catégorie dans laquelle entrent les produits de santé naturels (PSN). Les exigences réglementaires varient en fonction de la catégorie à laquelle appartient un produit.

  • Aliments : Tout article fabriqué, vendu ou présenté comme pouvant servir de nourriture ou de boisson, ainsi que tout ingrédient pouvant être mélangé avec un aliment. Les aliments (et drogues qui ne sont pas des PSN) sont régis par le Règlement sur les aliments et drogues (RAD).
  • PSN : Substances en vente libre consommées selon une certaine posologie pour prévenir ou traiter une maladie ou une condition, réduire les risques pour la santé ou maintenir une bonne santé. Ces produits se présentent sous forme de comprimés, de gélules, de teintures, de solutions, de crèmes, d'onguents et de gouttes. Les PSN sont régis par le Règlement sur les produits de santé naturels (RPSN).

Plusieurs produits, comme les boissons enrichies de vitamines, de minéraux ou d'acides aminés ainsi que des produits auxquels sont accolées certaines allégations santé, ont déjà pu accéder au marché en tant que PSN en vertu du RPSN. Pour éviter toute confusion sur le cadre de réglementation approprié, Santé Canada a énoncé des principes dans un document de référence intitulé Classification des produits situés à la frontière entre les aliments et les produits de santé naturels : Produits sous forme d'aliments. Les produits sont classés comme aliments ou PSN en fonction de chaque cas et en tenant compte de la santé et de la sécurité du public. Les décisions sont prises sur la base de quatre critères clés : la composition du produit, les présentations faites au sujet du produit, le format du produit, ainsi que la perception du public et les antécédents d'utilisation.

Conformément au document de référence sur la classification, Santé Canada a déterminé que la plupart des PSN qui s'apparentent à un aliment s'inscrivent dans la définition réglementaire d'un aliment. Par conséquent, il les fait passer sous le régime du cadre de réglementation des aliments, en utilisant principalement des lettres d'autorisation de mise en marché temporaire (LAMT). Le processus de transition a commencé au début de 2012, en commençant par les boissons énergétiques caféinées pour passer ensuite à d'autres catégories (par exemple boissons, aliments traditionnels, poudres). La Direction des produits de santé naturels de Santé Canada n'accepte plus de demandes de PSN pour les produits représentés, emballés et vendus comme aliments.

Étiquetage des aliments au Canada

Tableau de la valeur nutritive obligatoire

La plupart des produits alimentaires préemballés doivent afficher un tableau de la valeur nutritive sur leur étiquette.

  • Facile à repérer, le tableau de la valeur nutritive standard est conçu pour présenter les renseignements nutritionnels de manière claire. Il doit, pour une portion donnée, présenter la teneur calorique (contenu énergétique) ainsi que la teneur de 13 éléments nutritifs principaux. Le style de présentation peut varier en fonction de la nature du produit et de la taille de l'emballage.
  • Le tableau de la valeur nutritive peut présenter la teneur de certaines autres substances. Cette information peut être affichée volontairement par le fabricant, ou obligatoirement si une allégation relative à la teneur nutritive est présente. Par exemple, il est dorénavant obligatoire d'indiquer la teneur du produit en oméga-6, en oméga-3 et en acides gras monoinsaturés lorsque l'une de ces substances est citée sur l'étiquette.
  • Des renseignements sur la quantité de certains éléments nutritifs ou constituants alimentaires peuvent figurer ailleurs sur l'étiquette. Voir la section intitulée Déclaration quantitative des composantes nutritives et non nutritives.
  • Des exemptions s'appliquent, par exemple, aux fruits et aux légumes frais ou aux portions individuelles vendues pour la consommation immédiate. Dans certains cas, notamment s'il y a présence d'une allégation ou ajout de vitamines et de minéraux, ces produits perdent leur statut d'aliments exemptés et doivent présenter un tableau de la valeur nutritive.

D'autres renseignements doivent obligatoirement figurer sur les étiquettes des produits alimentaires. Les chapitres 5 et 6 du Guide d'étiquetage et de publicité sur les aliments de l'ACIA aideront les fabricants à respecter les exigences en matière d'étiquetage nutritionnel. L'ACIA offre également d'autres renseignements sur l'étiquetage des aliments et la publicité notamment un outil interactif qui décrit les exigences en matière d'étiquetage des aliments.

Fibres alimentaires

La Politique sur l'étiquetage et la publicité des produits alimentaires contenant des fibres alimentaires, publiée en février 2012, concerne la déclaration des fibres alimentaires et de l'énergie dans le tableau de la valeur nutritive. Cette politique canadienne définit les fibres alimentaires conformément aux normes internationales.

  • La quantité de fibres alimentaires naturellement présentes dans les aliments et la teneur en fibres alimentaires issues de sources de fibres nouvelles acceptées sont toutes deux comprises dans la teneur totale en fibres alimentaires indiquée.
  • La valeur énergétique de 2 kilocalories par gramme (kcal/g) (8 kilojoules par gramme (kJ/g)) est utilisée pour calculer la portion de fibres alimentaires figurant dans la mention relative aux calories, à moins qu'une autre valeur n'ait été acceptée par Santé Canada.

Étiquetage des allergènes alimentaires

La nouvelle réglementation sur l'étiquetage des allergènes alimentaires est entrée en vigueur le 4 août 2012 pour tous les aliments préemballés vendus au Canada. Certains allergènes alimentaires prioritaires, sources de gluten et sulfites ajoutés doivent être mentionnés sur les étiquettes d'aliments, soit dans la liste d'ingrédients ou suivant immédiatement la liste d'ingrédients en utilisant la mise en garde « Contient : [nom usuel de l'allergène] ». La moutarde a été ajouté à la liste des allergènes prioritaires.

Allergènes alimentaires prioritaires au Canada

Les aliments ou protéines issues des aliments énumérés ci-dessous sont des allergènes alimentaires prioritaires :

  • Arachides
  • Noix (amandes, noix du Brésil, noix de cajou, noisettes, noix macadamia, noix de pacane, pignons, pistaches, noix de Grenoble)
  • Graines de sésame
  • Lait
  • Œufs
  • Fruits de mer (poissons, crustacés et mollusques)
  • Soja
  • Blé (y compris le kamut, l'épeautre ou le triticale)
  • Graines de moutarde

La source de gluten devra être déclarée lorsqu'un aliment contient une protéine de gluten ou une protéine de gluten modifié provenant de l'orge, de l'avoine, du seigle, du triticale ou du blé (y compris de l'épeautre ou du kamut). La position de Santé Canada au sujet des allégations sans gluten limite les déclarations sur l'étiquette aux produits contenant moins de 20 parties par million (ppm) de protéine de gluten, y compris les fractions de protéine.

Les sulfites ajoutés devront être déclarés lorsqu'ils sont directement ajoutés aux aliments ou lorsque la quantité totale est supérieure ou égale à 10 parties par million.

D'autres directives sur l'étiquetage des allergènes sont publiées sur la page Web de Santé Canada intitulée Étiquetage des allergènes alimentaires et sur la page Web de l'ACIA intitulée Nouvelle réglementation applicable à l'étiquetage en ce qui concerne les allergènes alimentaires.

Mises en garde

Une mise en garde devrait être utilisée uniquement lorsque, malgré l'application de toutes les mesures raisonnables, la présence accidentelle d'allergènes dans les aliments est inévitable. Qui plus est, aucune mise en garde ne devrait être utilisée à moins qu'il y ait un risque réel de la présence d'un allergène dans l'aliment. La politique sur L'utilisation des mises en garde relatives aux allergènes alimentaires sur l'étiquette des aliments préemballés recommande que l'industrie n'utilise que la mise en garde suivante sur l'étiquette des aliments : « Peut contenir [nom usuel de l'allergène] ».

Aliments enrichis de vitamines et de minéraux

Le RAD (partie D) contrôle l'ajout de vitamines et minéraux en spécifiant quels aliments peuvent contenir des éléments nutritifs ajoutés ainsi que les éléments nutritifs et les concentrations autorisées. Les adjonctions qui ne sont pas inscrites dans le règlement sont interdites.

Les fabricants peuvent toutefois demander que Santé Canada autorise l'ajout de différents niveaux de vitamines et minéraux dans des produits chex lesquels ceux-ci ne sont pas encore autorisés.

  • Pour autoriser l'ajout, Santé Canada peut poursuivre une modification réglementaire à la partie D du RAD ou créer un règlement ministériel (une « autorisation de mise en marché » [AM]).
  • Dans certains cas, une autorisation de mise en marché temporaire (AMT) peut être utilisée si le fabricant doit produire des renseignements supplémentaires sur les marchés et sur les consommateurs pour justifier la modification ou la création de l'AM. Voir le Document d'orientation générale – Autorisation de mise en marché temporaire pour les aliments.

Aliments nouveaux, fibres nouvelles et additifs alimentaires

Santé Canada doit effectuer une évaluation de l'innocuité préalable à la mise en marché des aliments nouveaux, des fibres nouvelles et des additifs alimentaires avant que ceux-ci puissent être vendus au Canada. Les intervenants de l'industrie sont invités à communiquer avec l'Unité de la gestion des demandes et de l'information de Santé Canada avant de présenter une demande afin d'obtenir des explications sur les exigences de la réglementation.

Les aliments nouveaux sont des produits alimentaires qui ne présentent pas d'antécédents d'innocuité comme aliments, des aliments issus de processus qui n'ont jamais été appliqués à des aliments ou des aliments modifiés génétiquement (aussi connus sous le nom d'aliments modifiés génétiquement, aliments issus du génie génétique ou aliments dérivés des biotechnologies).

Les fibres nouvelles sont des ingrédients fabriqués de façon à constituer des sources de fibres alimentaires. Elles sont synthétiques ou extraites de sources naturelles qui ne présentent pas d'antécédents d'utilisation sûre en tant que fibre alimentaire ou qui ont été transformées de manière à modifier les propriétés des fibres qu'elles contiennent. Le broyage fin ne permet plus de déterminer si un produit constitue une source de fibres nouvelles. Les fibres nouvelles acceptées ont au moins un effet physiologique démontré par les données scientifiques probantes généralement reconnues. Lorsque Santé Canada accepte une source de fibres nouvelles, il s'agit alors d'une fibre alimentaire et elle doit être déclarée comme telle sur l'étiquette des aliments.

Les additifs alimentaires sont des substances ajoutées aux aliments à des fins précises durant le processus de fabrication ou de transformation et qui devient ainsi une partie de l'aliment ou influent sur les caractéristiques de l'aliment (des exclusions sont précisées dans le RAD). Les nouveaux additifs alimentaires qui ne sont pas régis par le RAD, ainsi que les nouvelles utilisations proposées d'un additif alimentaire existant, doivent faire l'objet d'une approbation préalable à la mise en marché.

Il se peut que la priorité soit accordée aux demandes capables d'améliorer l'innocuité microbiologique des aliments, telle que celles relatives aux aliments nouveaux, aux procédés s'y rattachant, aux additifs alimentaires et aux méthodes de transformation d'aliments.

Allégations nutritionnelles autorisées au Canada

Le Canada autorise plusieurs types d'allégations et de déclarations relatives à la valeur nutritive. Bon nombre d'entre elles se rapportent aux éléments nutritifs ou la teneur nutritive. Pour les besoins de l'étiquetage et de la publicité des aliments, Santé Canada considère qu'une substance est un élément nutritif si elle est reconnue comme tel par l'Institute of Medicine (IOM) of the National Academies (en anglais seulement) des États-Unis. Le Canada participe aux comités de l'IOM.

Allégations relatives à la teneur nutritive

Les allégations relatives à la teneur nutritive décrivent la teneur énergétique ou nutritive d'un aliment. Seules les allégations figurant dans le RAD sont autorisées. Pour chacune d'elles, le règlement prescrit les critères de composition, le libellé, la quantité de référence et les exigences d'étiquetage supplémentaires.

  • Les vitamines ou minéraux doit avoir un « apport quotidien recommandé », et l'aliment doit contenir au moins 5 % de la valeur quotidienne.
  • Des lignes directrices précises régissent les énoncés spécifiant la quantité d'un élément nutritif dans un aliment (par exemple « source », « bonne source », « excellente source ») et comparant la teneur nutritive (par exemple « réduit », « moins », « léger »), selon la quantité de référence définie par les normes réglementaires pour les aliments et la portion de l'aliment en question.
  • Lorsqu'une allégation relative à la teneur nutritive est faite, un tableau de la valeur nutritive doit être fourni.
  • Le Chapitre 7 du Guide d'étiquetage et de publicité sur les aliments fournit des précisions à ce sujet.

Déclaration quantitative des composants nutritives et non nutritives

Sur l'étiquette, les déclarations simples de la quantité d'un ingrédient alimentaire, d'un composant ou d'un constituant alimentaire présent dans l'aliment peuvent être faites sur une base volontaire à condition que l'information soit véridique et non trompeuse.

  • Ces déclarations doivent être faites ailleurs que dans le tableau de la valeur nutritive, en grammes ou en milligrammes par portion.
  • Les énoncés quantitatifs peuvent être faits pour l'énergie et les éléments nutritifs ainsi que pour les constituants alimentaires qui ne sont pas des éléments nutritifs, par exemple, la lutéine, le lycopène et l'épicatéchine (un polyphénol).
  • Il est préférable que les déclarations soient regroupées en dessous du tableau de la valeur nutritive ou à côté de la liste des ingrédients. Il est interdit d'utiliser des mots comme « seulement », « contient » ou « plus que ».

Allégations concernant la composition et la qualité

Il est possible de faire des allégations concernant la composition, la qualité ou l'origine des produits (par exemple « biologique » ou « naturel ») tant qu'elles sont véridiques, non trompeuses et conformes aux autres exigences de la réglementation.

Allégations nutritionnelles fonctionnelles

Les allégations nutritionnelles fonctionnelles décrivent les rôles bien établis de l'énergie ou des éléments nutritifs connus qui sont nécessaires au maintien d'une bonne santé ainsi qu'à une croissance et à un développement normaux.

  • Voici deux allégations nutritionnelles fonctionnelles générales acceptables pour tous les éléments nutritifs lorsque les conditions de leur utilisation sont suivies :
    • « La valeur énergétique de l'aliment (ou nom de l'élément nutritif) contribue au maintien d'une bonne santé. »
    • « La valeur énergétique de l'aliment (ou nom de l'élément nutritif) contribue à une croissance et à un développement normaux. »
  • Autres exemples d'allégations nutritionnelles fonctionnelles :
    • « La vitamine A favorise la vision nocturne. »
    • « Le calcium favorise la formation et le maintien de bons os et de dents saines. »
    • « L'acide docosahexanoïque (ADH), un acide gras oméga-3, contribue au développement normal du cerveau, des yeux et des nerfs, principalement chez les enfants de moins de deux ans. »
  • Le Chapitre 8 du Guide d'étiquetage et de publicité sur les aliments (section 8.6) dresse la liste des allégations nutritionnelles fonctionnelles acceptables et les conditions de leur utilisation.

Allégations santé autorisées au Canada

Une allégation santé est un énoncé ou toute autre représentation figurant sur l'étiquette ou dans la publicité d'un produit, qui indique de façon explicite ou implicite le lien qui existe entre la consommation d'un aliment ou d'un constituant alimentaire (y compris un ingrédient dans un aliment) et la santé. Elle peut être formulée de façon explicite en mots ou de façon implicite par des symboles, des graphiques, des logos ou par d'autres moyens tels qu'un nom, une marque de commerce ou un sceau d'approbation.

Les allégations santé se divisent en plusieurs catégories selon la façon dont elles sont réglementées et évaluées : les allégations santé générales, les allégations fonctionnelles, les allégations de réduction du risque de maladies et les allégations thérapeutiques.

Les allégations santé doivent être véridiques et non trompeuses et validées par des preuves scientifiques avant de figurer sur l'étiquette des produits alimentaires ou dans la publicité. Voir le tableau, Récapitulatif – Exigences concernant les allégations santé au Canada pour obtenir un résumé des types d'allégations santé autorisées au Canada ainsi que les exigences applicables aux approbations préalables à la mise en marché et aux preuves scientifiques.

Allégations santé générales

Les allégations santé générales font la promotion de la santé par une saine alimentation ou présentent des lignes directrices alimentaires. Ces allégations ne font pas référence à un produit particulier ou à un effet sur la santé, à une maladie ou à un problème de santé.

Exemple d'une allégation santé générale acceptable :

  • « Le Guide alimentaire canadien recommande de consommer au moins un légume vert foncé et un légume orangé chaque jour. »

Allégations fonctionnelles

Les allégations fonctionnelles décrivent les effets bénéfiques que peut avoir la consommation d'un aliment ou d'un constituant alimentaire sur les fonctions normales ou les activités biologiques de l'organisme qui sont associées au maintien d'une bonne santé ou à la performance.

Ces allégations ne doivent jamais directement ou indirectement faire référence au traitement, à l'atténuation ou à la prévention d'une maladie, d'un désordre, d'un état physique anormal ou de leurs symptômes. Elles ne doivent pas non plus faire référence directement ou indirectement à la correction ou à la restauration de fonctions anormales ou à la modification de fonctions organiques au-delà des effets physiologiques normaux de l'aliment.

Exemples d'allégations fonctionnelles acceptables :

  • « La consommation d'une tasse de thé vert aide à prévenir l'oxydation des lipides sanguins. »
  • « Un quart de tasse de [nom de l'aliment] fournit 7 grammes de fibre de son de blé grossier, qui favorise la régularité. »

Allégations de réduction du risque de maladies et allégations thérapeutiques

Les allégations de réduction du risque de maladies mettent en valeur le lien particulier qui existe entre un aliment, un constituant alimentaire ou les caractéristiques d'un régime alimentaire et la réduction du risque d'être atteint d'une maladie ou d'une condition reliée à l'alimentation. Par exemple, « [nom de l'aliment ou du constituant alimentaire] peut réduire le risque de maladies cardiovasculaires ». Les aliments qui répondent aux critères peuvent mentionner l'allégation sur l'étiquette en utilisant le libellé prescrit.

Depuis 2003, Santé Canada autorise les allégations de réduction du risque de maladies qui témoignent des cinq associations justifiées au plan scientifique suivantes :

  • Faible teneur en sodium, teneur élevée en potassium et risque réduit d'hypertension;
  • Calcium, vitamine D et risque réduit d'ostéoporose;
  • Faible teneur en gras saturés et gras trans et risque réduit de maladies cardiovasculaires;
  • Légumes et fruits et risque réduit de certains types de cancers;
  • Les sucres non fermentescibles présents dans la gomme à mâcher et les bonbons durs et l'absence d'effet cariogène.

Les allégations thérapeutiques mettent en évidence les effets thérapeutiques d'un aliment, d'un constituant alimentaire ou d'un régime alimentaire, y compris le rétablissement, la correction ou la modification de fonctions corporelles. Par exemple, « [nom de l'aliment ou du constituant alimentaire] diminue le cholestérol sanguin ». La composition d'un aliment qui porte l'allégation doit contribuer à une saine alimentation, comme le décrivent les conditions d'utilisation.

Santé Canada a autorisé l'utilisation des allégations thérapeutiques concernant les associations suivantes entre l'alimentation et la santé :

  • Remplacement des gras saturés par des gras insaturés et diminution du cholestérol sanguin;
  • Fibres de psyllium et diminution du cholestérol sanguin;
  • Stérols végétaux (phytostérols) et diminution du cholestérol sanguin;
  • Fibres d'avoine et diminution du cholestérol sanguin;
  • Fibres d'orge et diminution du cholestérol sanguin.

Si une allégation de réduction du risque de maladies ou une allégation thérapeutique associe un produit alimentaire comme traitement, préventif ou guérison d'une des maladies citées à l'annexe A de la Loi sur les aliments et drogues, une modification réglementaire est requise avant de l'utiliser. Autrement, une modification de la réglementation ne sera pas nécessaire avant que l'allégation puisse être utilisée.

Les allégations relatives aux probiotiques sont des allégations concernant la présence de microorganismes vivants qui, lorsqu'ils sont administrés en quantité suffisante, ont un effet bénéfique sur la santé (par exemple « favorise la régularité » et « améliore l'absorption des éléments nutritifs et favorise la digestion »). On recommande une consultation préalable à la mise en marché pour les nouvelles allégations relatives aux probiotiques étant donné qu'il existe des exigences précises pour la salubrité, la qualité (stabilité) et l'étiquetage des produits alimentaires de ce genre. Les preuves scientifiques détermineront le type d'allégations disponibles.

Récapitulatif - Exigences concernant les allégations santé au Canada
Type d'allégationApprobation préalable à la mise en marchéJustification scientifique
* GEPA = Guide d'étiquetage et de publicité sur les aliments de l'ACIA

Ensemble des allégations santé

  • Toute déclaration sur une étiquette ou dans une publicité qui établit ou laisse entendre que la consommation d'un aliment ou d'un ingrédient peut avoir des effets sur la santé
  • Soit rédigées de façon explicite en mots, soit suggérées par des symboles, illustrations, logos, marques de commerce ou sceaux d'approbation
  • Toutes les allégations doivent être appuyées par des preuves scientifiques de manière systématique, complète et transparente

Allégations nutritionnelles fonctionnelles

  • Décrivent les rôles bien établis de l'énergie ou des éléments nutritifs qui sont essentiels au maintien d'une bonne santé ou à une croissance et un développement normaux
  • La notification préalable à la mise en marché n'est pas nécessaire dans le cas des allégations nutritionnelles fonctionnelles admissibles figurant dans le Chapitre 8 du GEPA (section 8.6)
  • Les nouvelles allégations nutritionnelles fonctionnelles ne seront prises en considération que pour les éléments nutritifs ayant un apport quotidien recommandé, et que la fonction en question fasse l'objet d'un consensus au sein des institutions scientifiques

Allégations santé générales

  • Énoncés généraux sur une alimentation saine ou recommandations en matière d'alimentation
  • Ne fait pas référence à un effet sur la santé, à une maladie ou à un problème de santé
  • Aucune approbation préalable à la mise en marché n'est généralement requise
  • Les énoncés qui supposent un « choix santé » ou l'utilisation de logos ou symboles feront l'objet d'un examen et ne doivent pas être faux, trompeurs ou mensongers

Allégations fonctionnelles

  • Font un lien entre la consommation d'un aliment ou d'un constituant alimentaire et les fonctions normales ou les activités biologiques du corps
  • Fondées sur le rôle joué lors de la consommation d'une quantité correspondant à des habitudes alimentaires normales
  • Les allégations admissibles et les conditions à respecter sont présentées dans le Chapitre 8 du GEPA* (section 8.5)
  • La notification préalable à la mise en marché est recommandée pour les nouvelles allégations fonctionnelles
  • Preuves à fournir sur demande

Allégations de réduction du risque de maladies et allégations thérapeutiques

  • Établissent un lien entre un aliment, un constituant alimentaire ou les caractéristiques d'un régime alimentaire et la réduction du risque d'être atteint d'une maladie liée à l'alimentation (par exemple maladie cardiovasculaire) ou mettent en évidence un effet thérapeutique, y compris le rétablissement, la correction ou la modification de fonctions corporelles (par exemple diminution du cholestérol)
  • L'aliment doit contribuer à une saine alimentation
  • L'effet santé se fonde sur l'utilisation normale de l'aliment dans le cadre du régime alimentaire
  • La liste des allégations examinée par Santé Canada pour la validité scientifique est publiée sur le site Web Examen des allégations santé de Santé Canada
  • Les conditions d'utilisation et le libellé prescrit s'appliquent
  • Si une allégation associe un aliment comme traitement, préventif ou guérison d'une des maladies citées à l'annexe A de la LAD, une modification réglementaire est requise avant de l'utiliser
  • Si l'allégation n'est pas assujettie à l'annexe A, une modification réglementaire peut ne pas être exigée avant de l'utiliser

Ressources

Division des enjeux réglementaires en alimentation

Allégations santé, étiquetage des aliments et publicité sur les aliments

Additifs alimentaires et aliments nouveaux

Classification des aliments et des produits de santé naturels

Étiquetage des allergènes alimentaires et allégations « sans gluten »

Unité de la gestion des demandes et de l'information de Santé Canada

Unité de la gestion des demandes et de l'information de Santé Canada

Listes de diffusion par courriel

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Pour obtenir de plus amples renseignements sur les enjeux stratégiques et réglementaires en alimentation au Canada qui touchent le secteur agroalimentaire, veuillez visiter la collection Web intitulée Innovation et réglementation associés à la transformation des aliments ou contacter la Direction du développement et de l'analyse du secteur à SDAD-DDAS@agr.gc.ca.


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