Sommaire du rapport final du Comité des innovateurs en agriculture

Le Comité des innovateurs en agriculture (le Comité) entrevoit un avenir très prometteur pour le secteur agricole et agroalimentaire canadien. Pour que le secteur réalise tout son potentiel de croissance, il faut maximiser la capacité d’innovation dans toute la chaîne de valeur. Alors qu’un grand nombre de parties prenantes ont un rôle à jouer quant à accroître l’innovation dans le secteur, c’est l’industrie qui doit stimuler l’innovation avec l’appui des pouvoirs publics.

Le principal défi de l’innovation à long terme pour le secteur agricole et agroalimentaire canadien est de combattre le sous-investissement chronique dans la recherche et le développement (R et D). Pour résoudre ce problème, il faut une action concertée dans les principaux secteurs de priorité qui sont relevés dans le présent rapport. Des recommandations détaillées sont fournies.

Réforme de la réglementation

Abolir simplement des réglementations n’est pas la solution pour réaliser une réforme réglementaire. Un processus continu de modernisation, harmonisé à l’échelle nationale et internationale, est requis. Les initiatives de modernisation de la réglementation sont cruciales afin de permettre au Canada d’affirmer qu’il est « ouvert aux affaires ».

Climat d’investissement favorable à l’innovation et à la compétitivité

Un climat d’investissement favorable à l’entreprise est un facteur clé pour appuyer l’innovation dirigée par l’industrie. En général, les facteurs économiques à prendre en considération comme l’accès au capital, à la main-d’oeuvre, aux marchés et à la technologie, ainsi que les taux d’imposition concurrentiels, sont importants pour la création de conditions qui favorisent l’augmentation des investissements.

Collaborations entre le secteur public et le secteur privé

En vue d’obtenir l’impact le plus significatif, des partenariats entre les gouvernements, le milieu universitaire et le secteur privé sont requis pour stimuler l’innovation dans la chaîne de valeur et dans tout l’éventail des activités d’innovation (de la recherche à la commercialisation).

Culture entrepreneuriale

Il y a un changement de philosophie chez les premiers utilisateurs, un changement de mentalité en faveur de la compréhension de la demande des marchés et des consommateurs plutôt que la production. Le défi pour le secteur consiste à adhérer à cette philosophie. De plus, les membres du Comité de l’innovation en agriculture reconnaissent que la motivation et l’habileté de saisir de nouvelles occasions dépendent grandement de la capacité de l’industrie d’accroître la sensibilisation aux débouchés agricoles afin d’attirer les entrepreneurs, les investisseurs et le personnel hautement qualifié qui peuvent aider à positionner le Canada au rang de chef de file mondial en innovation.

Recommandations générales du Comité

Les délibérations du Comité sur les quatre thèmes ont abouti aux six recommandations déterminantes et interdépendantes suivantes :

  1. Le Canada doit se doter d’un environnement d’affaires concurrentiel s’il veut devenir une destination de choix pour les investissements, notamment dans la R et D et la transformation à valeur ajoutée.
  2. L’adoption d’une certaine façon de penser par les gouvernements, le milieu universitaire et l’industrie en matière de « commercialisation rapide » est essentielle pour soutenir la concurrence sur les marchés internationaux.
  3. Un cadre réglementaire moderne, fondé sur des données scientifiques, constitue une composante clé d’un environnement d’affaires concurrentiel permettant d’accéder à des intrants appropriés et de maximiser les possibilités d’accès aux marchés mondiaux. Il est nécessaire que ce cadre soit harmonisé avec les exigences des diverses compétences au Canada.
  4. Une meilleure coordination, collaboration et optimisation des ressources, ainsi que la mise de l’accent sur les consommateurs, sont des objectifs réalisables par l’intermédiaire de la création de partenariats et de grappes en R et D entre les gouvernements, le milieu universitaire et l’industrie.
  5. L’analyse comparative est un outil important qui permet de mesurer nos capacités actuelles et de les comparer avec ce qui se fait chez nos concurrents (par exemple, adoption de produits, de pratiques, de technologies et de processus nouveaux) et peut favoriser un emploi plus productif des ressources actuelles et futures.
  6. La sensibilisation aux débouchés dans le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire ainsi que la description du rôle des technologies agricoles modernes et des processus d’approbation vigoureux du Canada en ce qui concerne les aliments et les nouvelles techniques de production jouent un rôle essentiel dans le soutien à un secteur novateur.

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